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Pêcher en Norvège

L’impressionnant littoral de la Norvège mesure plus de 101 388 kilomètres, ce qui correspond à faire le tour du monde deux fois et demi en ligne droite, selon le National Geographic. Ça n’est pas un simple fait curieux – c’est surtout la raison pour laquelle la mer a toujours été à la base même du quotidien des norvégiens. Bien que la pêche aujourd’hui se soit transformée en une industrie moderne, la pêche traditionnelle reste ancrée dans le mode de vie norvégien et comme passe-temps des habitants.

LES QUELQUES RÈGLES À SAVOIR

Ni permis ni licence ne sont requis pour la pêche en haute mer ou depuis la côte (alors qu’il faut une licence pour la pêche en eau douce), même si quelques règles simples doivent être respectées.

IMPORTANCE DE LA TAILLE
Afin de préserver les stocks de poisson norvégiens, nous encourageons tout le monde à ne pas attraper du poisson dont la taille est inférieure à la taille minimale spécifiée. Si vous attrapez un poisson de taille inférieure, libérez-le délicatement de l’hameçon et relâchez-le dans la mer. Si le poisson est mort ou manifestement incapable de survivre, vous pouvez le garder pour le manger. En savoir plus sur les réglementations

LES PRINCIPALES ESPÈCES DE POISSONS

Le Cabillaud // torsk
l’espèce la plus répandue en Norvège. En hiver, on trouve les plus beaux spécimens au large du Finnmark et de Troms. Le Nordland abrite également d’importantes frayères. Møre et Romsdal sont connus pour la richesse de leurs eaux. le cabillaud côtier : dans les fjords et les zones côtières. La cabillaud arctique : aire d’alimentation dans la mer de Barents, zone de frais du Finnmark à la péninsule de Stad, en particulier au large des îles Lofoten. De février à mai, le stockfish de Norvège est suspendu sur un séchoir en bord de mer dans le nord du pays. Avec des températures avoisinant 0°C et un équilibre idéal entre vent, soleil et pluie, le climat y est parfait pour le séchage du poisson. Le roi des cabillauds (skrei), est originaire de la mer de Barents et il atteint les côtes norvégiennes en hiver. La saison démarre au mois de mars.

Le Flet et autres poissons plats.
On le trouve principalement en Norvège du Sud, mais il est aussi présent sur le reste du littoral.

L’Églefin // hyse/kolje
On le trouve dans la Norvège des fjords (Sogn et Fjordane, Møre et Romsdal) et en Norvège du Centre (Trøndelag).

Le Maquereau // makrell
Prise typique de l’Oslofjord et d’autres endroits de Norvège du Sud , où le cabillaud est moins présent qu’auparavant. On peut le trouver partout tout le long du littoral norvégien et au large dans la mer du Nord.

Le Loup de l’Atlantique // steinbit
Mer du Nord, mer de Norvège et Skagerrak.

Le Flétan de l’Atlantique // kveite
La saison débute fin mai et se prolonge en juin. Surtout à Troms.

Le Lieu noir, saithe // sei
Mai et juin. Leurres souples, à environ 50 mètres. Présent sur tout le littoral. Les meilleurs coins se situent sur la côte ouest et vers le nord.

Le Bar // havabbor
Prise populaire dans le fjord d’Oslo et dans d’autres régions où le cabillaud a perdu du terrain.

La Truite de mer // sjøørret
Prise populaire du fjord d’Oslo et d’autres régions.
La truite des fjord est élevée dans le nord de la Norvège.

Le Brosme // brosme
Principalement en Norvège du Centre et en  Norvège des fjords, en eaux profondes.

Le Merlu // lysing
Cette espèce peuple les eaux profondes des fjords et les pêcheurs sont toujours fiers de le pêcher.

Le Carrelet // rødspette
Avec de petits appâts, à l’automne.

Le saumon d’élevage
Il grandit dans des parcs situés le long des côtes norvégienne. Voir article ci-dessous.

Espèces visiteuses
La côte norvégienne reçoit la visite de nombreuses espèces. Leur nombre varie, mais on évoque souvent quelque 150 espèces s’ajoutant aux 200 poissons natifs. Parmi celles-ci, citons la bonite (stripet pelamide), le mulet (tykkleppet multe) et, dans une moindre mesure, le thon (tunfisk).

 

LE SAUMON DE NORVÈGE

Le saumon d’élevage de Norvège se mange toute l’année et grandit dans des parcs situés le long des côtes norvégienne. Il est particulièrement riche en protéines, vitamines A, D, B12 et riboflavine, antioxydants et Oméga-3.

C’est ainsi qu’en Norvège, un groupe d’exportateurs de poisson qui voyaient les choses en grand a lancé une campagne ambitieuse. Grâce à une idée ingénieuse et à une campagne marketing efficace, quelques entrepreneurs un peu fous ont fait du saumon atlantique une réussite japonaise. Depuis plusieurs années consécutives, il se classe en tête du classement des garnitures de sushi les plus populaires au Japon. Avec l’aide du succès international des sushis, la qualité supérieure, l’apparence remarquable et le goût frais du saumon de Norvège ont permis à ce pays de devenir le plus grand exportateur de saumon atlantique dans le monde.

Chaîne de production. Le saumon est d’abord placé dans des piscines d’eau douce avant d’être relâché dans les fermes marines. Ainsi, la production du saumon d’élevage commence sur terre. Il s’agit d’un procédé long et suivi de très près afin de permettre au saumon de passer par toutes les étapes naturelles de son développement. Après la fertilisation des œufs, les embryons sont gardés en eau douce pendant 60 jours jusqu’à l’éclosion. Puis, sur une période de 16 mois, le saumon se développe en taille, devenant tour à tour alevin, tacon puis saumoneau. Arrivé à ce stade, le poisson est prêt à être transféré de l’eau douce à l’eau de mer salée. Le saumon est conservé en ferme marine jusqu’à ce qu’il atteigne un poids de quatre à six kilogrammes, ce qui prend de 14 à 22 mois environ. Les fermes sont situées dans des fjords profonds, un flux naturel d’eau de mer froide chargé en oxygène fournissant un environnement propice pour le saumon atlantique tout au long de sa vie. Dans le grand nord, l’environnement naturel dans l’océan et autour de celui-ci peut être particulièrement vulnérable. Afin de garantir une aquaculture sûre et durable, le secteur doit suivre des règles strictes de certifications, d’opération et de fermeture des installations de fermes marines. Selon la loi norvégienne, l’aquaculture doit prendre en compte les écosystèmes locaux. Il s’agit d’une valeur importante de l’élevage du saumon de Norvège.

 

 

LES CODES DE CONDUITE ET DE SÈCURITÉ

L’association norvégienne de chasseurs et de pêcheurs a rassemblé de nombreux préceptes pour ceux qui souhaitent tenter leur chance dans les mers norvégiennes. Les voici :

QUELQUES CONSEILS
POUR CHOISIR SON MATÉRIEL DE PÊCHE LÉGÈRE

Les cannes
Une canne à pêche se style lancer d’une longueur de 3 m peut vous permettre de lancer un poids jusqu’à 80 gr. Shimano propose des modèles d’un excellent rapport qualité/prix dans la série des Beastmaster et Speedmaster.

Le fil et émérillons
Préférer un fil qui à la fois était fort et fin en même temps comme un fil Power Pro (bien conseillé sur le net). Il est faux de croire qu’il faille utiliser un fil le plus gros possible. Plus le fil est fin, mieux vous lancerez et votre leurre descendra plus vite au fond et votre contact avec lui sera d’ autant plus sensible. Utiliser des émerillons fins mais solides, peut-être plus cher à l’achat mais feront leurs preuves en pêche. Adapter ausii votre émerillon à la grandeur de votre leurre. Pour les pêcheurs avertis, apprenez le nœud d’Albright.

Moulinet
Shimano propose un moulinet idéal pour ce type de pêche en eau salée ; le SW 5000 Stella. Avec comme avantages,sa grande capacité et une remontée rapide. Mais tous les moulinet du type 5000 ou 6000 sont efficaces et conviennent pour cette pêche.Pour débuter, Decathlon propose un modèle très correct, le Khaos 50. Robuste grâce à son bâti en aluminium, il permet de maîtriser les gros poissons de mer grâce à son frein multi-disques en carbone d’une puissance de 13 kg. Possibilité de trouver chez eux un pack, ce modéle et une canne à 100 euros.

Les leurres ou shads…
Sur le marché, l’offre est tellement grande qu’on ne sait pas lequel choisir, la taille, les couleurs, les formes ! Plusieurs types existent.
Savage gear propose des leurres redoutables, le 23 gr pour la pêche dans les eaux moins profonde et les 100 gr pour les eaux plus profonde pour cabillauds jusqu’à 70 m de fond. Kopyto, une marque polonaise recommandées par les spécialiste. Le Kopyto relax 4-L, les poissons l’adore de jour comme de nuit. (propos recommandés sur le net).

Têtes plombées et hameçons
VMC barbarians propose des produits extrêmement fiables et une gamme très large, beaucoup de poids différent et sortes d’hameçon. Préférer une tête de 60 à 100 gr.

Cuillères
La pêche à la cuillère (pilker) est une activité de pêche efficace et populaire en Norvège. Les cuillères argentées ressemblent à des harengs. Il est important d’avoir avec soi une variété de poids depuis 50 gr jusqu’à 125 gr. Il est très important de vérifier l’hameçon triple des cuillères si celui-ci n’est intégré. Conseil des pros : rajouter des plumes devant votre cuillère pour augmenter vos chances.

Dégorgeoir, Epuisette….

Vêtement
Ceci dépendra de la période où vous venez en Norvège. De Novembre à Mars vous devez être prêt pour des températures très froides mais c’est un froid beaucoup plus sec. L’astuce est de mettre de bons sous vêtement thermiques sous une combinaison et un bonne paire de grosse chaussettes chaudes. Location possible en Norvège. Celles-ci vous donneront assez de mobilité pour réussir vos lancers et ramener. Des bottines ou bottes chaudes sont nécessaires et doivent avoir un excellent grip sur les surfaces glissantes car vous pêcherez souvent sur des pontons, rochers, sols gelés, etc… Eviter de pêcher avec des gants mais prenez les avec vous. N’oubliez pas qu’un pêcheur qui a chaud est un pêcheur heureux, alors pensez aussi à une thermos !

AUTRES TYPES DE PÊCHE 

PÊCHE EN SURF CASTING
La pêche en surfcasting consiste à lancer sa ligne dans les vagues depuis la plage. le matériel et la technique sont le mêmes qu’en France.

PÊCHE EN MER

On dit parfois que les Norvégiens ont de l’eau de mer qui leur coule dans les veines. Il est vrai que, de tous temps, la Norvège a vécu de la mer. Tout son littoral, de la Norvège du Sud jusqu’à Kirkenes en Norvège du Nord, en passant par la Norvège des Fjords, est ponctué de villages où la pêche continue à jouer un rôle important. Les visiteurs qui souhaitent vivre une expérience encore plus authentique optent pour un séjour en rorbu (la cabane traditionnelle de pêcheur) sur la côte.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il est possible de pêcher quelle que soit la période de l’année. Les mois d’été sont évidemment les plus propices, avec la douceur des températures et les longues heures d’éclairage naturel. Si vous franchissez le cercle polaire arctique, vous pourrez même profiter de conditions optimales grâce au soleil de minuit.  Les mois d’hiver sont intéressants, et ce, pour plusieurs raisons. La pénombre et le froid sont compensés par la présence des aurores boréales, et surtout, la pêche au cabillaud bat son plein. Entre janvier et mars, d’énormes bancs de skrei (cabillaud originaire de la mer de Barents) convergent vers les côtes norvégiennes pour frayer. C’est à cette période que vous aurez sans doute le plus de chances de battre votre record de prises de cabillauds. Le Championnat du monde de pêche au cabillaud, qui se déroule chaque année dans les Lofoten, en mars, attire les passionnés de pêche à la ligne et les simples spectateurs, qui viennent pour l’ambiance. Mais le cabillaud, s’il est le poisson le plus commun de ces eaux, est loin d’être le seul. Au terme d’une sortie en mer, il y a fort à parier que vous publierez de jolis selfies de vous brandissant une truite de mer, un flétan, un saumon, un églefin, un carrelet, un maquereau, une baudroie, une lingue, un brosme, etc., etc. La liste est sans fin.

QUELQUES CONSEILS DE PÊCHE

“Le Torsk (cabillaud), tu le trouvera plus facilement en laissant descendre ton leurre près du fond, tu risques de perdre parfois du matériel en t’accrochant mais faut savoir ce qu’on veut.”

“Le lieu est en peu partout mais souvent plus près de la surface, c’est d’ailleurs parfois infernal quand il y a plein de petits Sei (lieu) le leurre n’a pas le temps de descendre chercher un torsk qu’il est attrapé par un sei. Pour ne pas prendre de poisson il faut mouliner à toute vitesse au raz de la surface.”

“Si le poisson boude, laisse tomber ton leurre sur le fond, ramène de quelques mètres et relâche à nouveau ; plutôt pas trop vite mais avec quelques accélérations.”

“Pour ces leurres, vaut mieux les trucs pleins de couleurs, ou juste argenté ou doré. Vaut mieux un poisson-like ou une espèce de cuillère qui tourne quand on la ramène? Et surtout  : quand on mouline, faut faire quoi pour donner au poisson l’envie de mordre ?”

CONSEIL POUR NETTOYER UN POISSON

Apprendre à nettoyer et vider sa prise

Propos recueillis sur visitnorway.fr
sur Seafood from Norway et un résumé de conseils d’internautes

QUELQUES RECETTES

En quelques clics, passez de la canne à pêche à vos marmittes.... puis à table !