Le 16 avril 2022 Randonnée à ski
Nordreisa

Rissavarri

1251 m

Rissavarri, appelé aussi Staluvarri, est situé au milieu de la chaîne des Alpes de Kåfjord, avec Gillavarri et Nordmannviktinden au sud et Engenestinden, Sorbmegaisa et Storhaugen au nord. L’itinéraire normal suit la crête de la montagne, ce qui signifie que les conditions de neige sont souvent moyennes et moins bonnes que sur les pentes voisines. Mais la vue vers les Alpes de Lyngen est de première classe. C’est aussi un objectif non loin de notre point de chute à Olderdalen… alors pourquoi s’en priver !

© Photos & illustration : V. Thiebaut

Carnet de course
  • OrientationOuest Sud Ouest

  • MétéoCouvert avec un plafond qui descend

  • Difficulté ascensionPeu difficile (25°-30°)

  • NeigeBonne neige 1/3 supérieur puis humide

  • Difficulté descenteS2

  • DangersCorniches

  • Dénivelé total1200 m

  • CompagnonsLaurence, Christophe 2, Nadine & Claude, Pierre

  • Distance AR10,6 km

  • Matériel Spécifique-

  • Départ courseLyngmoen, Praking sur la E6

  • Timing total3h15

  • Altitude départ30 m

  • Refuge-

  • Altitude sommet1251 m

  • Secours112

Par Vincent Thiébaut

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Le paradis blanc

Samedi de Pâques, la météo ne s’est pas trompée. Un vrai temps de Norvégien ; hier grand beau et aujourd’hui, gros temps pourri. Les sommets sont dans les nuages, l’air est bien chargé en humidité. Il nous faut choisir un itinéraire de proximité où le manque de visibilité ne doit pas être un problème, en termes de gestion de groupe et de sécurité. Nous nous mettons en route pour Rissavarri, une course de 1200 m de dénivelée, avec, si la météo s’améliore (on a toujours de droit d’espérer), l’accès à de belles pentes Nord Ouest bien plus protégées. Et à l’écart de la voie normale qui doit être sur fréquentée. Option prise la veille sur Gillavarri et qui s’est avérée payante.

Nous choisissons d’éviter le grand parking prévu pour les randonneurs, au bord du village, pour nous garer au bord de la route, face au début de l’itinéraire… Celui-ci commence par la traversée d’un grand champ, puis d’un raidillon dans la forêt…. Le temps est vraiment maussade, un ciel couvert avec de monstres nuages noirs au Nord. Le spectacle est irréel et nous sommes sous le charme. Plus nous montons sur la route classique, cette croupe Sud Ouest, plus nous nous rapprochons du plafond nuageux. Vers l’altitude de 900 m, la visibilité devient très limitée. Ptio est parti en tête, et c’est dans un blanc total que nous le retrouvons à l’arrêt. Il nous fait part de son sentiment : il nous faut stopper notre effort à 50 mètres sous le sommet. “Je suis monté 30 m plus haut, et j’ai eu peur de basculer par delà une corniche”.

Mieux vaut renoncer à quelques mètres du sommet. De toute façon, pas moyen de profiter de la vue supposée incroyable, nous pensons déjà à redescendre le mieux possible, au radar sur les premières pentes. La possibilité de trouver de la poudre en face nord est bien mal engagée et une possible variante trop dangereuse.
Nous retrouvons une visibilité meilleure dès que nous traversons le plafond dans l’autre sens. La couche de neige récente, certes humide, est facile à skier et nous prenons quand même un peu de plaisir. Deux belles sections qui sauvent notre journée.

Puis plus bas, je trouve une autre bonne pente sur ma gauche, fort agréable et plus protégée. En me retournant je vois que le reste de la troupe est restée sur l’itinéraire de montée. Dommage car je me régale. Me voici seul en forêt, je suis une trace de montée qui me rassure. J’évite aussi les sections bien plus denses que nous avons rencontrées à la montée. Arrivé sur le plat, j’imagine bien là où je me trouve, décalé à quelques 500 m. Pas d’inquiétude donc, une trace de motoneige me garantit même de rejoindre les premiers champs en toute sérénité sans m’enfoncer. Personne dans ce champ, aucun bruit. Je me dépêche pour retrouver mes compagnons qui doivent m’attendre. Quelle ne fut pas ma surprise en ne voyant personne près de nos bolides rouges. Aie… J’attends ou je remonte ? 10 minutes passent et Ptio arrive, seul aussi. Dans la forêt, me dit-il, ce fut un combat, voire un carnage !

Nous attendons encore un peu au bord de la route, pour voir surgir la troupe au compte goutte, Pierre, puis Tof, …. Plus de peur que de mal, mais pas plus d’inquiétude que cela. Notre groupe est composé de personnes vraiment expérimentées et autonomes.

CARTOGRAPHIE

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